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Omes sauvages sur leur 31

Encore un exemple du caractère séminal de l’oeuvre de Laloux, dans un domaine (encore) inattendu : la mode. Et comme c’est presque toujours le cas (jusqu’ici), il  vient des états-unis. Il s’agit rien de moins que d’un exercice de style en haute couture inspirée de la planète sauvage (Fantastic planet en anglais).

On reconnait très clairement le style a la fois 70′s, baroque et « primitif » des Omes domestiques agrémenté ici d’une touche de lolipop.

Un travail brillant et d’une grand qualité, comme on peut le voir, autant dans la photographie que dans la réalisation.

Je n’en sais pas plus pour l’instant, hormis les information figurants sur les photos et le site web associé….tout cela m’inspirant des visions de version en « film live » des plus réjouissantes.

Encore un hommage venu des USA, ou la Planète sauvage, 40 ans après, continue d’inspirer les dernières générations.

 

 

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Les hommes-métal inspirent une composition

 Les films de René Laloux n’ont pas laissé que des souvenirs sur les rétines. C’est le cas pour la planète sauvage, et on l’a vu pour les Maîtres du temps. Gandahar n’est pas en reste…

 

 

C’est ici non pas la musique mais la musicalité des dialogues, en particulier le discours des Hommes-métal de Gandahar, qui a inspiré Anthony Bacchetta, auteur compositeur de Lima Djari, pour un morceaux intitulé Temps X, figurant sur l’album Syndrome de Stockholm de 2009.

Pourquoi Temps X ?

 

« Part ce titre, j’ai désiré rendre hommage à la science fiction de ma jeunesse, chose qui n’existe plus à présent ou différemment. » 

 

On se souvient en effet du programme des frères Bogdanoff, qui, a la fin des années 70 et au début des années 80, donnaient droit de cité à la Science fiction à la télévision. C’était le temps de Métal Hurlant, des Anime japonais à la télé…et des films de René Laloux….

 

 

« Effectivement, je l’ai bien samplé en découvrant l’oeuvre de René Laloux, étant un grand fan des Maîtres du temps plus jeune (6ans), puis j’ai découvert Gandahar grâce une amie ayant offert le dvd à mes enfants. A l’écoute des dialogues de JP Andrevon, je n’ai pu retenir mon instinct d’acousticien et de compositeur électronique … « 

Dans le roman original, la prise de parole des hommes métal est toutefois différente. Il s’agit d’une chanson, scandée à la façon d’une marche militaire sur l’air de « nous sommes les durs-de-durs ».

Dans le film, le discours est d’une plus grande solennité et frise le surréalisme lorsque les créatures issues du métamorphes communient en entonnant le refrain qui est samplé. La présence d’un « discours » (au sens de prise de parole devant une communauté) est d’ailleurs une constante des œuvres de Laloux. C’est Maître Sinh, dont la voix s’élève au conseil des Draags pour mettre fin à la guerre. Ce sont les Xuls, humanoides prisonniers d’une créature de « pur esprits » qui affirment leur credo anti-égo (invention de Laloux par rapport au roman de Wul) auxquels répondent les hommes machines de Gandahar (qui cette fois sont bien présents dans le roman d’Andrevon).

A noter que ce morceau s’inscrit dans une démarche particulière, à la fois en relation avec le spectacle vivant…et le monde carcéral, ce qui, compte tenu du thème, ne manque pas de pertinence.

« Ce nouveau projet prendra une forme scénique avant d’être gravé sur disque (vinyl) ainsi il se nommera MONDE IMAGINATION, la 1ère aura lieu à Bergerac début Décembre 2014, puis le Portugal, l’Allemagne. L’écriture a été conçu suite à une tournée en milieu pénitentiaire pour notre dernier album, moi-même avec une cinquantaine de détenus au niveau national, puis nous avons conçu la musique avec Lima Djari sur leurs textes, et nous travaillons la partie danse avec la Cie Humaine et son chorégraphe Eric Oberdorff. »

Liens:
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Complement-d-objet/ACTUALITES/Culture-Justice-Monde-Imagination

 

 http://promo.feppia.org/monde-imagination/

Image de couverture : les homme-métal dessinés par Andrevon, tel qu’il les imaginait lui-même.

 

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La planète sauvage…en tatoos

La planète sauvage a inspiré bien des créateurs, avec des « produits dérivés » peu courants pour l’animation et le cinéma. On trouve par exemple un certain nombre de tatouages de la Planète sauvage.

En voici déjà quelques uns, pour hommes et femmes, en attendant d’interroger leurs créateurs (la plupart américains).

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Ces quatre (au moins) dernières mutations de Draags étant de Justin Lewis, Tatoueur Californien émérite de son état http://dermagraphink.com/sample-page/

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Perdide, la BO ambient re-inventée des Maîtres du temps

Il n’y a pas que la BO de la planète sauvage qui soit « culte ».  L’un des talents de Laloux a bien été de savoir s’entourer, de capter le meilleur de l’esprit du temps, en étant souvent en avance.

Au tout début des années 80, Brian Eno invente le concept « d’ambient », promis a un heureux développement dans les années 90 avec la vague électronique.  Parmi les albums fondateurs , l’organique et mystérieux « on Land » de 1982 reste incontournable.

 

Pour illustrer (puisque c’est justement d’illustration sonore qu’il s’agit avec cette musique) la planète perdide, Laloux voulait donc Brian Eno , qui était à ce moment la, parait-il, quelque part dans une Ashram…

La partie illustration sonore fut finalement confiée à Pierre Tardy et Christian Zanesi et participe presque autant que les images de la sensation de  merveilleux que dégage la planète Perdide  (est il besoin de préciser qu’à l’époque, ce type d’ambientation pour un film est rare et précurseur)

Malheureusement, aucune des BO, à part celle de la planète sauvage, n’a été publiée intégralement. Pour les maîtres du temps, il faut se contenter d’un livre-disque sorti à l’époque, ne reprenant que les chansons du film.

Qu’a cela ne tienne, les Maîtres du temps à laissé des traces dans les oreilles, et un musicien a entrepris de refaire une BO à l’image de / inspirée de la bande son, intitulé logiquement Perdide.

« ….Based on the electro-acoustic wildlife of the animated film « The Masters Of Time », this album is an immersion within a lush ecosystem that echoes the mysterious and appealing animism emanating from the works of Hayao Miyazaki.(…) »

Une plongée très réussie dans les Doolongs, ensanglantée des feux d’un crépuscule extra-terrestre…

Le site de Boris Lelong (avec la version complete, en Creative Commons : http://www.borislelong.com/perdide

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